Rosé rosé rosé
Quelques tribulations luxembourgeoises (Concours Mondial de Bruxelles) et champenoises (un article à guetter dans la RVF de septembre) plus tard, me voici de retour à la Capitale. Boîte mail, hop, un communiqué sur les rosés de Provence.
Sujet imposé, je m’y colle, d’autant plus que le temps le permet. Cela dit même en plein hiver, un bon rosé sur une ratatouille, des rougets ou à l’apéro, ça passe très bien je vous assure.
Les vins de Provence m’informent donc de la bonne forme de ce vin qui caracole en tête des ventes, le rosé de Provence représentant à lui seul 88% des volumes de rosés vendus dans l’Hexagone. Car du rosé, tout le monde en boit. Même moi.
La consommation de rosé a d’ailleurs plus que doublé en vingt ans, passant d’un peu plus de 10% en 1990 à plus du quart du volume total des vins aujourd’hui. En grande surface ou au restaurant, plus d’une bouteille de vin achetée sur quatre est une bouteille de vin rosé.
Tous ces chiffres pourraient sembler bien indigestes si l’on ne s’attardait pas un peu sur son élaboration et les accords qu’il suggère.
Il y a deux façons (grosso modo) d’élaborer un rosé :
- par saignée : on laisse macérer les raisins dans la cuve et avant le début de la fermentation alcoolique (transformation du sucre des raisins en alcool), on saigne la cuve, entendez : on retire un certain volume de jus (en général un quart), bien coloré, mais moins qu’un rouge et on poursuit sa vinification comme si c’était un blanc. Le reste de la vendange resté dans la première cuve est vinifié en rouge.
- par pressurage : on effectue un pressurage direct des raisins noirs qui permet d’extraire la quantité de couleur juste suffisante. Ensuite le travail est le même que la vinification en blanc. On obtient un rosé en général assez pâle.
En Champagne, où ils sont toujours plus malins qu’ailleurs, on a le droit de mélanger vin blanc et vin rouge ; on ajoute donc une proportion de coteaux champenois (en général entre 5 à 15%) . On peut aussi obtenir un rosé de macération comme le fameux Laurent-Perrier rosé.
Le rosé est-il un vin de garde ?
En principe non. Cependant, certains méritent d’être attendus, comme le rosé des Riceys en Champagne. La vinification (sous bois et sur lies par exemple) peut aussi favoriser la garde et reculer le moment de la consommation. Cependant les rosés ne vont guère au-delà de deux à trois ans de bouteille.
On attend surtout d’un rosé qu’il soit frais, fruité, aromatique et bien équilibré.
Comment (bien) servir le rosé ?
Idéal à l’apéritif (j’en ai toujours une bouteille au frais, entre deux bouteilles de champagne), le rosé passe avec pas mal de plats : viandes blanches, charcuteries, tapas, terrines, poissons… Avec les épices, c’est top pour se rafraîchir le gosier. Servez-le à 8-10°C, c’est-à-dire frais mais non glacé.
Maintenant que vous voilà renseignés, à vous de jouer !













