Archive de mai, 2010

Au revoir Anne !

10 mai

« La terre est basse. Le ciel est souvent inaccessible. Seule la table est à la bonne hauteur ».
Voilà ce qu’aimait dire Anne Hudson, journaliste gourmande, décédée dimanche.

Lorsque je l’écoutais sur France Info, dans sa chronique « produit de saison », je montais le son ; j’aimais bien le timbre de sa voix, le rythme de ses phrases. Je l’ai croisée deux fois, dans des salons, sans jamais oser aller lui parler…
Et puis un jour, je me suis retrouvée avec elle, dans le même bureau – celui de Thierry Desseauve – grâce à qui j’ai pu la côtoyer. J’étais hyper fière !
Anne allait animer des émissions de radio sur le vin que la Team Bettane&Desseauve montait en partenariat avec LCI Radio : Buzz Vins.

Je fus promus sherpa de la Grande Dame, puis nous avons vite sympathisé. En bon padawan, je la regardais faire, écoutant ses conseils, préparant les émissions. « Ce sera bientôt à toi » me disait-elle. J’aurais voulu que ce fût le plus tard possible, ou que cela n’arrivât pas. Pas si tôt.
La radio est un média exigeant, où l’on doit préparer minutieusement son intervention, écrire beaucoup ce que l’on va dire.
Elle avait des petits cartons où elle notait les grandes lignes de l’émission (« ça fait pas de bruit quand tu les tournes »). Moi j’ai toujours mes feuilles A4, pas génial…
Et puis il y avait son rire, elle n’hésitait pas à rigoler largement en pleine émission. J’aimais bien son franc-parler aussi, son côté « même pas peur ».

Anne, je vais essayer d’être à la hauteur, j’espère que tu continueras de nous écouter !

Vous pouvez lire cet article de Thierry Bourgeon qui se remémore cette citation.
Photo reprise du site France Info (Christophe Abramowitz)

Le vin banni à la Télé ?

06 mai

C’était la semaine dernière sur LCI, dans l’émission de Valérie Expert « On en parle ».
Le vin est-il tabou à la télévision ? Interdit d’antenne ad vitam aeternam ?

Autour de la table : Françoise Laborde, membre du CSA, Jean-Michel Peyronnet, responsable éditorial d’Edonys, Thierry Desseauve, le grand OBI WAN (le Grand Tasting, le Grand Guide des Vins de France, TAST, www.bettanedesseauve.com, Buzz Vins…) et le professeur Gérard Dubois, porte-parle de Alliance, Prévention, Alcool.

La discussion est assez musclée, je vous laisse juger.
En attendant, partout dans le monde, en Chine par exemple ou ailleurs, on se marre et on parle du vin…

Voir l’émission

Les vignobles d’île-de-France, épisode 6/6

01 mai


Avec actuellement 540 pieds de pinot noir, la ville d’Ermont peut se flatter de perpétuer une longue tradition viticole. Elle possède plus de 700 m² de vignes et son propre cru est dégusté lors de la Fête des Vendanges, en octobre.
En plantant un vignoble d’environ 800 m² en 1993, les vignerons de Neuilly-Plaisance ont renoué avec le passé. Depuis, les vendangeurs récoltent chaque année le fruit de leur labeur qui fait mentir ce quatrain moqueur : « Vin des coteaux de Champigny, De Montfermeil ou de Neuilly, Propre à faire chèvres danser, Ou en carême pain saulcer ».

Au fil de l’enquête sur les vins franciliens, on apprend que 1 900 ceps ont été plantés en l’an 2000 au pied de la Terrasse de Le Nôtre. Le vin de Saint-Germain-en-Laye se nomme Vin des Grottes, perpétuant le souvenir des grottes du Château Neuf, dont il ne reste que peu de vestiges aujourd’hui. Il n’est pas commercialisé, mais on peut le déguster le jour des vendanges. Le 5 octobre 2000 a été créée une « association des vignerons franciliens réunis », destinée à promouvoir le renouveau du vignoble francilien. Sa mission est de favoriser la connaissance et le progrès de la vigne et du vin à Paris et en Île-de-France. Elle a publié en novembre 2004 la première carte touristique de la vigne et du vin en Île-de-France, disponible à l’Espace du Tourisme d’Île de France. À noter pour l’anecdote que trois communes de Seine-et-Marne (Citry, Nanteuil-sur-Marne et Saâcy-sur-Marne) sont incluses dans le périmètre de l’appellation Champagne. Thomery, également située en Seine-et-Marne, a longtemps préservé une tradition de culture du chasselas qui se conservait longtemps l’hiver grâce à une technique particulière.
Aujourd’hui, les projets de plantation se multiplient. Avec rigueur et détermination. Les vignes se plantent, les méthodes s’harmonisent, la qualité s’améliore, l’appellation « vin de pays » est l’étape suivante logique.
La perspective d’une dénomination Vin de Pays de Paris et d’Ile-de-France est une phase décisive de la création d’une véritable identité francilienne autour de l’oenotourisme que le conseil régional cherche à développer en synergie avec les communes concernées. A la vôtre !

Christian Duteil.