Les vignobles d’île-de-France, épisode 5/6
Cahors à Paris à l’hôpital Bretonneau (suite)
C’est à un jeune vigneron de l’AOC Cahors que l’on a demandé de prendre en main ce vignoble urbain pas comme les autres. Propriétaire du Château de Gaudou, à Vire-sur-Lot, Fabrice Durou incarne la 7e génération d’une lignée de vignerons, producteurs de Cahors. Dans la vallée du Lot, le malbec est plus connu sous le nom d’auxerrois et il y demeure le cépage de prédilection par excellence. Son succès en Argentine est tel que le critique américain Robert Parker l’a qualifié de « cépage du 21e siècle » !
Fabrice Durou s’est chargé lui-même de former le personnel responsable des espaces verts de Bretonneau dans le but d’en faire de véritables vignerons ! Une équipe « très pro » et motivée selon Fabrice Durou. Des vendangeurs volontaires et dynamiques qui prouvent à chaque instant qu’on ne naît pas vigneron mais qu’on le devient : tout le personnel de l’hôpital, ainsi que les résidents, ont prêté main forte pour les premières – et si attendues – vendanges. Le vin produit est élaboré et mis en bouteilles « à la propriété », dans le nouveau chai installé à l’Hôpital Bretonneau, sous l’œil vigilant de Michel, maître de chai. Les bouteilles sont vendues aux enchères, au profit naturellement de cet établissement hospitalier, considéré comme l’un des plus innovants de la Capitale dans son domaine.
Depuis près de quarante ans, le processus de replantation s’accélère dans la région parisienne, sous l’impulsion de démarches municipales ou associatives.
En 1965, Etienne Lafourcade ouvre la marche avec la plantation du Clos du Pas-Saint-Maurice, à Suresnes dans les Hauts-de-Seine. Ce vignoble municipal s’étend sur le flanc du Mont-Valérien. Laissé à l’abandon jusqu’en 1965, il a été replanté et s’étend aujourd’hui sur une surface d’un hectare. C’est le plus important par sa superficie mais la commercialisation de son vin est limitée à l’échelon local. D’autres municipalités lui ont emboîté le pas.
On compte aujourd’hui 134 vignes franciliennes. En 1990, deux cavistes d’Issy-les-Moulineaux, Lucien et Yves Legrand, ont souhaité faire revivre la longue tradition du domaine viticole de la ville et ont planté 200 m² de vignes (chardonnay et pinot beurrot). Les premières vendanges furent réalisées par des élèves de CM2 en 1992. Depuis, chaque année, les enfants pressent les grappes et dessinent les étiquettes des bouteilles.
Christian Duteil.
La vie de château
Petite vidéo de mon entrée à Mouton Rothschild lors de la semaine des primeurs.
Même pas besoin d’user ses semelles : petite voiture de golf et hop, nous voici dans la place…
Comme si vous y étiez, on rase les murs.
Les vignobles d’île-de-France, épisode 4/6
Et cela ne fait que commencer… en implantant un cépage de Cahors en plein quartier populaire. Pour la première fois en 2007 ont eu lieu des vendanges aussi originales qu’authentiques, au cœur de l’hôpital Bretonneau, dans le 18e arrondissement elles aussi, mais sans prétendre faire de l’ombre au Clos de Montmartre.
Cet établissement modèle spécialisé en gériatrie – situé au pied de la célèbre Butte Montmartre – avait planté à son ouverture en 2001 quelques rangs de chasselas. En 2005, afin de « faire du vin », l’hôpital Bretonneau a décidé de remplacer le chasselas par un cépage connu désormais dans le monde entier, le malbec, qui a fait la réputation du Black Wine chez les Anglais. L’enjeu ambitieux et affiché de ce micro vignoble surgi de nulle part – dont l’épopée pour le réhabiliter a même donné naissance à un roman policier signé par le duo d’écrivains formé par Jean-Pierre Alaux et Noël Balen, Ne tirez pas sur le caviste !, n’a pas fini de faire couler beaucoup d’encre et un peu de vin. Le projet est limpide comme le jus du raisin qu’on recueille précieusement et aux vertus insoupçonnées à l’heure où la consommation sans modération du vin est dénoncée dans les campagnes antialcooliques.
« Proposer aux résidents non seulement des soins mais aussi des activités qui renvoient à la vie…et à la nature. Également l’occasion de remémorer des souvenirs car qui n’a pas sa petite histoire de vendanges ? » explique Véronique Desjardins, directrice de l’Hôpital Bretonneau, et qui n’est pas la dernière à vanter les vertus thérapeutiques de son micro vignoble qui a la particularité d’être la seule vigne de Paris avec un droit de plantation : 125 pieds de malbec, 0,7 are, terroir argileux… pour les vignerons en herbe amateurs de précision.
Christian Duteil.
De l’importance d’être noté
L’épisode des primeurs est devenu une ritournelle, rendez-vous annuel obligé pour les milliers de professionnels en tout genre, acheteurs et journalistes, venus jauger le dernier né au fût. Déjà avant l’heure, la rumeur annonçait un millésime 2009 excellent.
La sainte semaine passée, les premiers oracles ont été rendus. Dans quelques jours, les châteaux brandiront leurs étiquettes (de prix), savamment calculés en fonction du millésime précédent mais aussi du 2005 (dernier « millésime du siècle » en date) et bien sûr ajustés des notes des critiques, dont le plus célèbre, Robert Parker, fait encore la pluie et le beau temps du climat aquitain.
Le site d’actualités Slate.fr s’interroge par la plume de Jean-Yves Nau* des processus divinatoires de telles dégustations, étant entendu que les vins présentés durant cette semaine sont des échantillons tirés sur fût de vins en devenir. Qui ne reflètent donc pas totalement la réalité de ce qu’ils seront une fois mis en bouteille et commercialisés dans deux ans.
Outre les limites de l’exercice (juger un vin si jeune est délicat même s’il permet de donner le « la » d’un millésime), la gageure qui consiste à prophétiser sur son avenir et déterminer le moment optimal de son apogée semble parfaitement superfétatoire. Il n’est qu’à se rappeler ce qu’il advint du 1982 : « ça ne marchera jamais, il faut l’oublier ». Sauvé des eaux par un certain Parker (qui entama, en partie grâce à cela la carrière fulgurante qu’on lui connaît), ce 1982 justement se révéla au cours du temps un somptueux millésime. Ceux qui l’avaient condamné à sa naissance doivent encore s’en mordre les papilles.
Goûter des vins jeunes, oui, se faire une certaine idée du millésime à partir de ces échantillons représentatifs, pourquoi pas en effet, annoncer péremptoirement l’apogée et l’optimum de dégustation du vin, à l’année près, pardon mais bidon !
Dans le vin comme dans la vie, rien n’est jamais acquis. Et le doute fortement recommandé.
* http://www.slate.fr/story/19765/peut-predire-lapogee-dun-grand-vin
Cloches de Pâques
Retour sur le week-end pascal de Jenny Dazin, nantaise et mécréante gourmande.
Le week-end des cloches et poules en chocolat se déroule au tison et, en cette fin d’après-midi du 3 avril, le vent et la pluie nous poussent sans ménagement mon complice et moi vers La Cigale, haut lieu nantais du décor Art Nouveau, avec l’espoir chevillé au corps de nous y réchauffer d’un thé ou d’un chocolat chaud. Oui, mais voilà, à 18h15, ces breuvages ne sont plus servis car le personnel se restaure et dresse les tables avant le service du soir. On nous laisse tout de même gentiment admirer les lieux.
Nous filons rejoindre un troisième larron chez Fées Maison, où des garçons sans doute moins nantis et appesantis par le protocole que le bel insecte nous le concoctent, ce chocolat, assez vite suivi il est vrai d’un verre de muscadet choisi au hasard de l’ardoise gris ciel. Au hasard, parce qu’il n’y en pas de mauvais ici. Le temps de rire de tout et de rien avec les copains, de jeter un coup d’œil aux œuvres hébergées par ce bar gay où toutes et tous sont bienvenus, et zou !
Nous rejoignons l’Océanide via le cours des 50 Otages. Et là, dans les gradins, c’est du délire, le public s’enflamme, s’esbaudit, se pâme même ! Tout, oui, tout, de l’accueil au décor, aux plats et aux vins en passant par les prix, nous remet le temps au beau fixe. François Chidaine met tout le monde d’accord (mets et convives) avec son excellent Montlouis Les Choisilles 2007 (49€). Les filets de maquereau pochés servis avec queues de langoustine rôties et sorbet de poivron rouge, le ris de veau de mon voisin et le pavé de turbot d’un autre y trouvent leur bonheur. Et nous donc !
Le dimanche ne dépare pas, il fait un peu meilleur et nous permet, en attendant la fin de l’office en l’église St Pierre et St Paul où nous voulons voir, non point la messe, mais le splendide tombeau de Marguerite de Foix et François II de Bretagne, de manger notre agneau pascal, sous forme de kebab en barquette polystyrène, au pied du château des Ducs. Je regrette de ne pas oser ouvrir une bouteille du délicieux Clos des Montys de Jérémy Huchet, acheté comme toujours à La Cave de Longchamp.
On se rattrape sans trop de modération le soir avec les amis, chez ma Mademoiselle Agnès à moi, où je me gave entre autres d’un gâteau d’Eve. Le vin sus-nommé est issu de vieilles vignes (1914) et, depuis ma conversion il y a deux ans, je baptise amis et famille à tour de bras que ce soit pour accompagner des coquillages ou relever un curé nantais.
La Cigale, 4 place Graslin, 44000 Nantes, 02 51 84 94 94.
La Cave de Longchamp, 72 rue Georges Lafont, 44300 Nantes, 02 40 59 13 14.
L’Océanide, 33 rue Paul Bellamy, 44000 Nantes, 02 40 20 32 28.
Fées maison, 3 rue du Pré Nian, 44000 Nantes, 02 40 48 44 42.
Domaine François Chidaine, Montlouis-sur-Loire, Les Choisilles.
Domaine de la Chauvinière, Clos Les Montys Vignes de 1914.
Les vignobles d’île-de-France, épisode 3/6
Ainsi, le 7 octobre 2006, les Montmartrois se sont réunis autour des vignes de la rue des Saules pour célébrer la 73e édition de la fête des vendanges, inaugurant ainsi la cuvée Michou 2006 « qui a de la cuisse et de l’arôme » aux dires mêmes du célèbre animateur de la nuit, un autochtone qui fait ses courses sur la Butte. En octobre 2007, en hommage au célèbre chanteur compositeur disparu, c’est la gouleyante « cuvée Brassens » que l’on célèbre en grande pompe avec la présence du maire de Paris, Bertrand Delanoé, de l’élu de l’arrondissement et de nombreux artistes. On renoue ainsi avec la tradition viticole haute en couleurs de la Butte.
Les plus anciens documents mentionnant la vigne de Montmartre datent de 944. A la fin du 18e siècle, le vin de Montmartre, tour à tour rouge et blanc, suave ou pointu, est de grande qualité, et chaque année les abbesses en offrent au Monarque plus de 4 000 litres. Les crus de l’époque se nomment la « Goutte d’Or », la « Sacalie », la « Sauvageonne ». Plus tard, ces appellations seront réunies sous le seul vocable : le « Picolo » de Montmartre. Toutefois, la concurrence des autres vignobles, l’exploitation des carrières et la poussée démographique vont signer le déclin du vignoble montmartrois tant quantitativement que qualitativement. Au début du 19e siècle, il ne reste plus un seul pied de vigne à Montmartre. Il faudra attendre les années 1930 pour que Montmartre renoue avec sa tradition viticole grâce au dessinateur Francisque Poulbot.
En 1934 ont lieu les premières vendanges « modernes » sous le parrainage de Fernandel et de Mistinguett.
En hommage à Poulbot, le ban des vendanges est traditionnellement ouvert par le Président de la République de Montmartre. Propriété de la ville de Paris, la vigne de Montmartre, dont le cru entièrement vinifié dans les caves de la Mairie se nomme le « Clos Montmartre », est située entre la rue des Saules et la rue Saint Vincent.
« De même que la ville de Paris use depuis décembre 2003 de la préemption pour protéger plusieurs quartiers menacés par la désertification des commerces et la vacance des locaux (Fontaine au Roi dans le XIe et le Bas Belleville dans le XXe siècle) ou la monoactivité de commerce de gros (nrdl : par exemple, après les cinémas au profit des restaurants et des bistrots, toutes les librairies du quartier Latin sont en train de fermer car les loyers sont trop chers), déclare un responsable de la communication, nous attachons aujourd’hui une importance particulière à ressusciter et à promouvoir des patrimoines oubliés comme les traditions maraîchères (jardins ouvriers par exemple) et viticoles qui font partie de l’histoire de la Capitale et de sa proche banlieue, car cela contribue non seulement à conforter les espaces verdoyants dans la Capitale mais aussi à tisser des liens conviviaux et environnementaux tout en livrant aux Parisiens déracinés et urbanisés des racines paysannes et ancestrales. »
Christian Duteil.
Pace e salute
Corsica. Porto-Vecchio et Figari. Me voilà à pied d’oeuvre, en mission spéciale pour la RVF, arpentant le vignoble sudiste de l’île. Paysages époustouflants, belles découvertes en rouge et blanc (vous en saurez plus dans le numéro de juillet-août), et retrouvailles inopinées hier soir avec Nicolas Stromboni, le Huggies les bons tuyaux des vins corses. Caviste et distributeur, il connaît l’île comme sa poche. Discussions à bâton rompu autour du rosé de Paul Quilichini (Castellu di Baricci) et du Petit Clos d’Yves Canarelli, au bar de la Marine. Un restaurant caméléon étonnant que je vous recommande et où j’ai mangé des sushis incroyables. Oui je sais des sushis en Corse, ce n’est pas très couleur locale. Cependant ceux-là sont exceptionnels !
Et si vous êtes de passage, prenez demeure au Goëland ou à la Cala Rossa.
Ayant encore quelques articles sur le feu, je vous laisse, cher lecteur, à votre imagination.
(la photo a été prise des vignes du domaine de Torraccia, avec Marc Imbert !)
Le glocal de Coline Serreau
Un trajet en métro ce matin, panne de livre, et me voilà avec A Nous entre les mains, l’hebdo gratuit sub-informatif, way of trail, bien ficelé, toujours pourvoyeur d’indices à cogiter. Et ça n’a pas pas raté. Page 18, me voilà arrivée à la « Green Touch ».
Au menu : Solutions locales pour un désordre global, le nouveau documentaire de Coline Serreau. Le propos : dénoncer les désordres de l’agriculture intensive, son lot de pesticides, d’OGM, de cancers et de mal-bouffe.
Avec pour témoins, Claude et Lydie Bourguignon, grands spécialistes des sols, bien connus des (bons) vignerons, qui s’insurgent des âneries prodiguées par nos têtes penseuses (comme par exemple ne pas pouvoir planter du colza en bord de mer, un terrain pourtant propice à cette culture, parce que la région ne subventionne pas ce type de culture…).
Interviennent également Pierre Desbrosses, docteur en sciences de l’environnement, qui prône un retour aux paysans, Pierre Rabhi, agriculteur pensant (lui).
C’est en salle à partir d’aujourd’hui. Si vous allez le voir, votre avis m’intéresse !
Voici le site du documentaire. La bande-annonce et les salles où il est diffusé sont indiqués.
Les vignobles d’île-de-France, épisode 2/6
La viticulture a été pendant près de vingt siècles une activité économique prépondérante en Ile-de-France et son vin réputé était servi à la table des rois de France. Depuis le Moyen-Âge et jusqu’au 18e siècle, le vin parisien était considéré comme un produit de qualité… qui trouvait toujours preneur.
La région du sud de Paris, de Chaillot à Villejuif, produisait un vin blanc limpide qui fournissait largement Paris mais qui voyageait bien plus loin. Vin populaire, surnommé « le tutu », il était un bon vin aussi puisqu’il y avait à Arcueil, dès le 12e siècle, une vigne du roi. Pendant deux siècles et jusqu’à la Révolution, le paysan y fut désigné sous l’appellation de « laboureur de vignes ». Le phylloxéra tua le vignoble d’Arcueil comme celui de toute la région, juste avant 1900, mais déjà la production industrielle des vins du Midi en avait bien affaibli la culture, progressivement remplacée par des exploitations maraîchères. Les « messiers » de Bagneux disparurent en l887 ; à Arcueil, cela faisait vingt-cinq ans qu’ils n’existaient plus. Les messiers étaient des gardes munis de sabre, spécialement affectés à la surveillance des vignes avant la vendange, afin d’éviter les chapardages. Au 18e siècle, le vignoble de l’Ile-de-France était, avec 42 000 ha, le plus grand de France et l’un des plus réputés. Il concernait environ 300 communes de la région. « Climat et terroir de Paris ne sont en rien inférieurs à ceux de Bordeaux ou de Champagne. La clientèle était incomparablement plus nombreuse et plus riche. Il est donc mathématiquement certain que les clos aujourd’hui raillés de la Goutte-d’Or, d’Auteuil ou de Meudon étaient au moins les dignes rivaux des meilleurs crus de province. Ces vins ont été avilis à mesure que la hausse du niveau de vie provoquait l’ouverture de nouvelles tavernes. La lutte pour la vie se faisant parallèlement plus âpre, on tenta de remédier aux incertitudes des récoltes par la recherche de plants de plus en plus grossiers. A la veille de la Révolution, Paris était encore entouré de vignes, mais leur vin n’avait plus aucun rapport avec celui qui, d’après Philippe-Auguste, pouvait soutenir la comparaison avec le vin de Chypre. » raconte Raymond Dumay dans La mort du vin (aux éditions de La Table Ronde).
À la fin du 18e siècle, avec le développement démographique de la région, la production s’intensifia trop rapidement et le vin francilien perdit en qualité… au point de devenir parfois une horrible piquette. Au milieu du 19e siècle, le vignoble francilien subit de plein fouet les maladies et la concurrence des vins du sud. Au début du 20e siècle, il ne restait plus que 10 000 hectares de vignes en Ile-de-France, puis 1 000 hectares en 1920. La production disparut totalement dans les années 40 et la vigne francilienne appartint à l’histoire jusqu’à ce que la région Ile-de-France joue la carte du patrimoine viticole en ressuscitant un embryon de vignoble en quelques décennies sur les communes concernées par l’histoire du vin.
Ainsi, Rosny-sous-Bois a cultivé des vignes du Moyen-Âge au 19e siècle. La récolte du « petit vin de Rosny » donnait lieu à une grande fête populaire le 22 janvier, jour de la Saint-Vincent, patron des vignerons.
En mars 2000, des pieds de sauvignon et de chardonnay ont été replantés dans le parc Decésari à l’emplacement même des vignes d’autrefois. En 2005, 330 litres de vin de pays ont été mis en bouteilles.
Dès le 13e siècle, le vin d’Argenteuil jouissait d’une renommée qui fait de lui « le plus digne d’abreuver bien le roi de France ». Au 19e siècle, la ville rassemblait le plus grand vignoble de la région parisienne. Aujourd’hui, on célèbre chaque année la fin des vendanges. En prime, les plus célèbres d’entre elles – comme par exemple le ban des vendanges à Montmartre – font l’événement et drainent des personnalités qui parlent autour du vin et font la fête.
Christian Duteil.
Lui écrire !

















