Articles de la catégorie ‘Picrocol’

Mangez des pommes

06 oct


Il y a quelques temps – en octobre 2010 précisément – j’avais écrit un sujet accords mézévins pour le blog d’iDealwine portant sur les pommes et les poires. En ces jours attristés par la perte d’un génie de la technologie, qui avait fait de la pomme l’emblème de sa société du temps de sa baba-cool attitude, je glisse ici le lien en clin d’oeil. Voici ce que cela donnait.

Le vin selon François Hollande

03 oct

Actualité politique oblige, voici un lien vers une interview de François Hollande.
Où le presque-présidentiable mais qui s’y voit déjà se ressert un verre de Cahors. En tout cas, tout Corrézien qu’il est, lui aussi a fait « pschitt », quand il était petit. Et pour la télé sur le vin, c’est Niet. On boit encore rouge, chez les Socialistes.

Crédit photo : Johan Gesrel

Pas fou Lallier !

11 juil

J’adore le champagne, doublement lorsqu’il n’est pas dosé. Deux raisons qui m’ont poussée à franchir la porte du Violon d’Ingres pour y réviser la gamme des champagnes Lallier, une petite maison d’Aÿ que j’avais découverte deux ans plus tôt. Autour de la table ce jour-là, le dégustateur Bernard Burtschy et Serge Dubs, le sommelier du triple étoilé L’Auberge de l’Ill, qui conseille la maison sur la partie vinification et assemblage.

J’arrive à vélo, il fait chaud. Crac, apéro. On me colle le blanc de blancs dans les narines, ça réhydrate fissa. Tendu, frais, incisif. Forcément on se dit que des gentillesses, mais je suis surtout ravie de faire enfin la connaissance de Serge Dubs, venu avec son épouse, et dont la réputation résonne à mes oreilles chaque fois que je me rends dans le vignoble alsacien. Cette fois-ci il ne m’échappera pas hé hé !

Lallier en deux mots, c’est 400 000 bouteilles, uniquement en Grand Cru, chardonnay et pinot noir, 12 hectares en propre et une cinquantaine d’hectares en approvisionnements (bien sûr là aussi en grands crus exclusivement). Cette petite maison champenoise a été rachetée en 2004 par Francis Tribaut, vigneron du cru, à James Lallier qui l’avait lui-même acquise en 1996 ; avant cela, la marque battait pavillon René Brun. James Lallier créa ainsi le champagne René-James Lallier (Lallier tout court c’est quand même mieux !). Sachez aussi que la famille Lallier est apparentée à la famille Deutz.

Voilà pour les présentations. Côté vin, ce que j’aime chez Lallier c’est sa fraîcheur et sa tension. Mais pas dans le genre dépouillé : il y a du vin, on n’est pas là non plus pour siroter de la coupette. Circulez jeunes filles ! Non mais.

Mes préférés sont le zéro dosage (70% de pinot noir, vineux, étincelant), le blanc de blancs et le rosé : un rosé délicat, dosé à 7g, obtenu par saignée (70% de saignée avec 40% de chardonnay) et par ajout de vin rouge. Mais le grand apport de raisin blanc lui donne une belle énergie et évite l’écueil du fruit rouge (genre confiture Bonne Maman). C’est un vin qui détrônera facilement le blanc à l’apéritif.

Il y eut aussi un 1985 très en forme, toasté, vineux, une belle preuve d’espérance sur la longévité champenoise. Et le Grande Réserve (le brut), très bien aussi dans un style plus simple.

Et pour le dessert, un Grand Dosage épatant : grand dosage déjà, rien que le nom met en appétit (beaucoup mieux que les doux, demi-doux, pas très secs, moelleux, sucrés, et pire, les secs qui sont en fait des doux !!! A devenir timbré !). C’est en réalité un 2004 démillésimé et rhabillé en doux. Pas trop sucré pour autant (18 g), il offre juste ce qu’il faut de douceur pour accompagner le millefeuille à la vanille qui s’avance en majesté.

Champagne Lallier à Aÿ – Tél. : 03 26 55 43 40
www.champagne-lallier.com
Vins entre 28 et 49 euros chez les cavistes.

Photos Picrocol

Forrest drunk

21 juin

Voici la prochaine course à laquelle je me suis inscrite. Toute pensée amicale et supportrice est la bienvenue.

20 km de Paris : dimanche 9 octobre
Pour ne pas courir comme un pied, chaque pas devant l’autre est un petit bout d’école qui se construit, pour des p’tits bouts tout jaunes à l’autre bout de la planète. Vous pouvez soutenir Enfants du Mékong et la construction de six classes dans deux écoles au Cambodge en venant nous encourager sur le parcours, en faisant un don ou en ayant une petite pensée pour nos pieds…


Défi du Mékong: la construction! par EnfantsduMekong

La vie de château !!!!

21 juin

Oui je suis dans un château moi aussi ! Mieux que Portzamparc et Nouvel réunis, un château érigé par l’architecte Jean-Michel le Soufaché. Cela vous en bouche un coin jeunes gens hein ? C’est lui qui a reconstruit entre 1856 et 1862 l’ancienne demeure des Colbert, le Château de Sceaux.
J’y suis donc tous les soirs de la semaine, à boire de l’eau et courir dans des allées, lever les coudes, les bras et les jambes.

Cela me rappelle un autre épisode récent, à lire sur iDealwine

Cathodique, pratiquement

09 juin

M6 se lance dans la sélection de vins ! En réalité M6 Interactions, une des filiales du groupe.
La première sélection « off » d’Un Vin presque parfait aura lieu ce soir au Palais Brongniart et je ferai partie du jury. Notre mission : « juger une catégorie de vins de France et attribuer à chaque bouteille une note pour le goût, le rapport qualité/prix et l’étiquette ». On doit aussi juger en notre âme et conscience et ne pas parler. Dur.
Pour encadrer tout ce petit monde, M6 a recruté Fabrice Sommier, chef sommelier du restaurant Georges Blanc, et Grégory Cuilleron vainqueur de la dernière édition d’Un dîner presque parfait.
A l’issue de la dégustation – à l’aveugle – un label récompensera les heureux élus et un livre sera publié en septembre.
Je vous en dirai plus un peu plus tard, lorsque j’aurai participer.
Sinon rendez-vous le 15 juin pour les résultats.

Le site www.unvinpresqueparfait.com.

Marathon de Sauternes (la suite)

07 juin

Et voilà, c’est bouclé ! 42,195 kilomètres à pieds. Souliers usés. Gambettes un peu crampettes.
Bravo et merci à tous les organisateurs, et en particulier à l’équipe du Château Suduiraut (Marie-Louise Schÿler, Camille Gonzalez, Pascal). Alignés à 8h30 samedi dernier sur la voie romaine du Château Guiraud (Xavier Plenty en est très fier !), nous partîmes 515 et par de prompts renforts (glucose, pain d’épices, abricots et raisins secs), nous arrivâmes au Château Filhot, les mêmes mais dans le désordre et forcément un peu moins frais.
Pour moi et Richard (de la Revue du Vin de France), cinq heures d’une pittoresque traversée à travers le vignoble de Sauternes et Barsac (n’est-ce pas ?). Ambiance familiale, accueil chaleureux, pour une première, j’ai bien apprécié. L’avantage, c’est qu’on a le temps de voir défiler le paysage.

Vous pourrez lire un article de l’aventure sur le blog d’iDealwine cette semaine.

Le parcours sur le site de l’événement !
Rendez-vous l’année prochaine !

(semi) marathon de Sauternes

03 juin


Première édition du Marathon de Sauternes samedi 4 juin à 8h30 ! Forcément, comme je n’ai pas fait trois mois d’abstinence, je ne suis pas tout à fait au point… Donc j’ai choisi l’option demi-mesure, 37,5 cl, et de boucler 20 km en un peu moins de deux heures (ce serait bien).
D’autres professionnels du vin seront là aussi, dont l’équipe du Château Suduiraut qui nous accueille avec une grande attention ! Merci spécialement à Marie-Louise et Camille !

Rendez-vous pour le résultat…

Rosé rosé rosé

19 mai

Quelques tribulations luxembourgeoises (Concours Mondial de Bruxelles) et champenoises (un article à guetter dans la RVF de septembre) plus tard, me voici de retour à la Capitale. Boîte mail, hop, un communiqué sur les rosés de Provence.
Sujet imposé, je m’y colle, d’autant plus que le temps le permet. Cela dit même en plein hiver, un bon rosé sur une ratatouille, des rougets ou à l’apéro, ça passe très bien je vous assure.

Les vins de Provence m’informent donc de la bonne forme de ce vin qui caracole en tête des ventes, le rosé de Provence représentant à lui seul 88% des volumes de rosés vendus dans l’Hexagone. Car du rosé, tout le monde en boit. Même moi.
La consommation de rosé a d’ailleurs plus que doublé en vingt ans, passant d’un peu plus de 10% en 1990 à plus du quart du volume total des vins aujourd’hui. En grande surface ou au restaurant, plus d’une bouteille de vin achetée sur quatre est une bouteille de vin rosé.
Tous ces chiffres pourraient sembler bien indigestes si l’on ne s’attardait pas un peu sur son élaboration et les accords qu’il suggère.

Il y a deux façons (grosso modo) d’élaborer un rosé :
- par saignée : on laisse macérer les raisins dans la cuve et avant le début de la fermentation alcoolique (transformation du sucre des raisins en alcool), on saigne la cuve, entendez : on retire un certain volume de jus (en général un quart), bien coloré, mais moins qu’un rouge et on poursuit sa vinification comme si c’était un blanc. Le reste de la vendange resté dans la première cuve est vinifié en rouge.
- par pressurage : on effectue un pressurage direct des raisins noirs qui permet d’extraire la quantité de couleur juste suffisante. Ensuite le travail est le même que la vinification en blanc. On obtient un rosé en général assez pâle.

En Champagne, où ils sont toujours plus malins qu’ailleurs, on a le droit de mélanger vin blanc et vin rouge ; on ajoute donc une proportion de coteaux champenois (en général entre 5 à 15%) . On peut aussi obtenir un rosé de macération comme le fameux Laurent-Perrier rosé.

Le rosé est-il un vin de garde ?
En principe non. Cependant, certains méritent d’être attendus, comme le rosé des Riceys en Champagne. La vinification (sous bois et sur lies par exemple) peut aussi favoriser la garde et reculer le moment de la consommation. Cependant les rosés ne vont guère au-delà de deux à trois ans de bouteille.
On attend surtout d’un rosé qu’il soit frais, fruité, aromatique et bien équilibré.

Comment (bien) servir le rosé ?
Idéal à l’apéritif (j’en ai toujours une bouteille au frais, entre deux bouteilles de champagne), le rosé passe avec pas mal de plats : viandes blanches, charcuteries, tapas, terrines, poissons… Avec les épices, c’est top pour se rafraîchir le gosier. Servez-le à 8-10°C, c’est-à-dire frais mais non glacé.

Maintenant que vous voilà renseignés, à vous de jouer !

Devenir bilingue et vigneron !

05 mai

Beaucoup de vignerons installés en France sont natifs d’autres contrées. Comme la pétillante Amy Lillard, Américaine et vigneronne au Domaine de la Gramière dans les Côtes du Rhône (dans le Gard).
Un petit film de ses vignes – in English – nous permet de bien comprendre ce qu’est le relevage des fils lorsque les vignes sont palissées et de prendre la mesure de tout le travail qu’il y a lorsque la vigne pousse !
Et hop, on improve son English et même si comme moi on a choisi allemand LV1, on peut suivre !

Et j’ai découvert tout ça sur Alastyn of course !