Devenir bilingue et vigneron !
Beaucoup de vignerons installés en France sont natifs d’autres contrées. Comme la pétillante Amy Lillard, Américaine et vigneronne au Domaine de la Gramière dans les Côtes du Rhône (dans le Gard).
Un petit film de ses vignes – in English – nous permet de bien comprendre ce qu’est le relevage des fils lorsque les vignes sont palissées et de prendre la mesure de tout le travail qu’il y a lorsque la vigne pousse !
Et hop, on improve son English et même si comme moi on a choisi allemand LV1, on peut suivre !
Et j’ai découvert tout ça sur Alastyn of course !
Blin’s Blin’s chez Liza
Blin vous connaissez ? Une coopérative champenoise créée après-guerre par Henri Blin, à Vincelles dans la Marne, au pays du meunier. Ce cépage, souvent décrié, constitue ici 80% des assemblages ; il y a même une cuvée de coteaux champenois de pur meunier, il paraît que c’est unique, mais je ne l’ai pas goûtée, dommage. Ce sera pour une prochaine fois ! Cette coopérative champenoise regroupe 130 hectares pour 110 adhérents.
En deux mots, arrêtons-nous un instant sur le cépage meunier, le deuxième après le pinot noir en terme de surface plantée (en Champagne bien sûr). On le trouve surtout dans la Marne et l’Aisne mais également dans la Côte des Bar. Il est planté sur des sols marneux et argileux riches en limons et pauvres en calcaire, sur des terrains froids en bas de coteaux ou des terres à dominante calcaire comme dans la Vallée du Surmelin.
Le meunier est communément utilisé dans l’assemblage pour son fruité, sa rondeur et sa souplesse ; complétant ainsi la fraîcheur et la minéralité du chardonnay et la puissance et la structure du pinot noir.
L’exercice du jour était autre : découvrir les deux nouvelles cuvées de la gamme Blin’s, un rosé et un 2002 extra-brut. Le tout servi sur une cuisine libanaise puisque nous étions chez Liza, nouvel ambassadeur du pays du cèdre depuis 2005, échoué en plein bling bling, entre la rue de la Banque et la Bourse.
Côté vin, du beau et du bon, mis à part peut-être qu’il fallut s’y reprendre à deux fois pour trouver la bonne bouteille. Un repos sur lattes insuffisant après le dégorgement ? (trois mois). Je ne sais pas. Toujours est-il que le Edition Limitée Millésimé 2002 Extra-Brut (chardonnay, pinot noir et meunier à parts égales, dosage à 6g/l) se montra sensiblement coopératif sur la friture de daurade royale et d’aubergines. Une structure vivace, élancée, fruitée juste ce qu’il faut.
J’ai trouvé le rosé était un poil dosé, mais venant juste après, il souffrait de la comparaison. Et il faut dire qu’étant dingo des bruts zéro… Assemblage de meunier (70%) et chardonnay (10%) avec 20% de coteaux champenois, ce qui est une proportion importante, dosé à 10g/l, il s’accorda parfaitement avec l’agneau confit, très fondant, et le riz aux cinq épices.
Côté cuisine, mon voisin de gauche trancha : « un rapport qualité-prix canon pour le quartier ! » Il faut dire que dans le coin, le moindre sandwich coûte un bras et qu’ils ne doivent pas connaître les tickets resto…
Outre la découverte de ces champagnes, fort bien troussés, l’association libanaise sonnait juste. Une belle idée qui démontrait, si besoin était, que le champagne n’est pas uniquement un vin d’apéritif mais que l’on peut en faire tout un repas. On s’arrêtera juste au dessert, à moins qu’un entremets aux fruits rouges, pas trop sucré, fasse le lien, habilement, avec le rosé ou un demi-sec.
A suivre ! Et à demander à votre caviste…
Champagnes Blin
Millésime 2002 Extra Brut et Rosé Brut : 35 € à 40 € chez les cavistes.
Liza
14 rue de la Banque, 75002 Paris. Tél. : 01 55 35 00 66
www.restaurant-liza.com






