Advini advenu. Ad vitam.
Les Enfants Terribles. Rue Balzac. Paris. C’est chic car comme pour la RATP en son temps, une annonce choc est à suivre.
Non pas le rachat de la Maison Laroche, basée à Chablis, par le groupe Jeanjean. Dans les « milieux bien informés », nous le savions déjà. Mais la nouvelle identité visuelle de la holding.
Ce sera AdVini. Bon. 50 000 euros pour la locution latine. Cela dit, quand on connaît le prix d’une baseline, d’un story board et du tombage de positionnement, on se dit que c’est vraiment bien négocié et que cela augure d’une bonne gestion patrimoniale. Rassurant.
La nouvelle entité ainsi constituée (et cotée en bourse !) représente désormais près de 1500 hectares de vignoble, 200 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, 540 collaborateurs et regroupe 7 maisons : Jeanjean, Ogier, Rigal, Gassier, Cazes, Antoien Moueix et Laroche.
A l’origine, le rapprochement (effectif depuis le 11 janvier) des familles Jeanjean et Laroche, l’une languedocienne, la seconde chablisienne, toutes deux désireuses de conquêtes et de qualité.
L’union faisant la force, l’entreprise possède de nombreux atouts pour grignoter des parts de marché, en France mais surtout à l’export où sa taille pourrait lui permettre de rivaliser avec ses concurrents.
Et les vins dans tout cela ? L’accent mis sur la qualité ne semble pas dévier d’un iota. De toute façon on ne voit pas pourquoi cela devrait régresser puisque chaque marque continue de vivre sa vie. Les réseaux de distribution quant à eux sont regroupés car c’est le nerf de la guerre et la clef d’une bonne maîtrise des coûts.
Deux prioriétés clamées haut et fort par Antoine Leccia, nouveau président du Directoire, et reprises par Bernard Jeanjean, président du Conseil de Surveillance, et Michel Laroche, membre de ce Conseil : « cultiver l’excellence » et « construire un réseau de distribution au niveau international ».
Et bien alors, longue vie à Advini…

